INSTA ET LES INFLUENCEUSES

Rencontre avec Alexia alias: @lovingl_y

13 novembre 2017
Alexia Drevon

Si tu es présente sur Instagram, tu dois certainement savoir ce qu’est une « influence » n’est-ce pas?

À chacun sa définition de ce mot! Pour moi, c’est une personne en qui on fait suffisamment confiance pour acheter les produits dont elle parle, pour tester les restos qu’elle nous fait découvrir ou tout simplement pour tester toute chose qu’elle nous donne envie de tester.

Dans cet article, on va s’intéresser de plus près aux relations qu’entretiennent les marques avec les influenceuses et vice-versa sur Instagram.

Et qui est le mieux placé pour en parler, qu’une influenceuse elle-même? 🙂

Dans cet article, j’accueille mon amie Alexia aka @lovigl_y qui a gentiment accepté de répondre à mes questions. (Elle avait pas le choix de toute façon…)

C’est parti!

  • Quelle relation entretiens-tu avec les marques sur Instagram ?

J’essaye avant toute chose d’établir une relation de confiance. Premièrement basée sur le respect et la politesse. Les marques qui ne s’y attardent pas vraiment, je préfère passer à autre chose et refuser. Pour moi, c’est une priorité. Ensuite bien-sûr, le respect de la collaboration. Lorsque je m’engage à dire oui, je le fais entièrement. J’essaye de faire au mieux quant au délai du post même si parfois je prends des semaines de retard lorsque je reçois beaucoup de colis d’un coup. Je ne veux pas avoir un FEED de publicité, j’alterne post collaboration et post personnel. Ensuite, j’essaye de m’imprégner de l’univers de la marque pour en faire une jolie photo possible d’être repostée par la suite. Cela plaît toujours à une marque. Enfin, je fais plusieurs photos lorsque j’ai de gros coups de cœurs et souvent cette relation de confiance amène à des collaborations plus poussées car elles connaissent notre engagement et travail. Plusieurs marques m’envoient des colis surprises grâce à un bon partenariat et à cette relation de confiance.

  • Quels sont les types de marques qui te démarchent ?

Il y a un peu de tout je dirais. Une grosse partie des marques sont ciblées sur mes thèmes : beauté, mode et food. On me propose souvent de tester des nouveaux produits pour le thème beauté, de choisir des articles pour en faire des looks pour le thème mode et enfin, pour le thème food, il y a pas mal de restaurants ou Coffee-Shops (mon péché mignon) qui me proposent de tester le lieu pour en parler. Puis il y a d’autres types de marques, par exemple j’ai récemment eu un salon de tatouage qui m’a contacté pour me proposer de me faire tatouer. La marque la plus farfelue que j’ai eu ? Une marque de sex-toys, ils disaient être dans le thème qu’abordait mon Instagram …j ’ai gentiment refusé. (rires)

  • En règle générale, es-tu à l’aise avec les personnes qui te contactent ? L’approche commerciale te met-elle en confiance (ou non) ?

Oui très. J’avoue qu’au début, j’étais assez stressée lors de mes premiers échanges, premières collaborations. On ne sait jamais à quoi s’attendre, on ne connaît pas ce monde. Parce que oui, connaître les réseaux c’est bien, mais on ne sait pas le quotidien d’un influenceur, avec les marques, les agences presse. Je suis quelqu’un de très réservée et timide, Instagram m’a permis de prendre confiance en moi. En ce qui concerne l’approche commerciale, cela dépend. Très clairement, certaines marques ne veulent que l’argent et en général, ils sont très vite repérables et je réponds gentiment « non ». Ensuite, il y a la forme. Je pars du principe que de personnaliser le message au moins avec le prénom est la moindre des choses, on n’est pas du bétail. Il m’arrive souvent d’avoir des mails qui disent que la marque adore mes vidéos, sauf que je n’ai jamais eu YouTube… Ou encore d’avoir des mails qui commencent par « Bonjour Chloé », « Bonjour Jade », alors que mon prénom, c’est Alexia. Ce sont ces petites choses qui font que l’approche est parfois négative. Pour parler que du commercial, les démarches trop strictes avec un planning, des dates à respecter, je dis non. Je veux rester maître de mon compte et des mes publications, ce n’est pas à une marque de me dire quoi faire. Soit elle me fait confiance, soit c’est non.

  • Accordes-tu de l’importance à la notoriété de la marque qui te contacte ?

Oui et non (sourire). D’un côté oui, parce qu’au premier abord c’est le nom de la marque que l’on voit. Et si celle-ci a une forte notoriété, c’est que ce qu’elle vend est bon. Je ne vais pas mentir en disant que cela ne me fait rien quand je vois des mails de collaboration type Daniel Wellington, Cluse, Lancôme etc. Et de l’autre non parce que, le but est de faire découvrir de nouvelles choses, pas une marque que l’on voit 100 fois par jour (attention, je ne blâme pas les marques qui ont une stratégie digitale très forte sur les réseaux) mais, c’est intéressant de mettre à profit une petite marque  pour qu’elle puisse aussi se développer et se faire connaître. L’essentiel est qu’elle colle à mon image et ce que je partage sur mon compte, chacune des collaborations que je fais doit me ressembler. Par exemple, j’ai arrêté de collaborer avec Daniel Wellington car leur image ne me convient plus. Pour tout vous dire, la première collaboration que j’ai faite avec eux il y a deux ans maintenant nécessitait de ma part 2 à 3 photos obligatoires. Maintenant, on me demande 5 photos minimum avec diffusion du code promo à chaque photo et en story sur un délai impartir de 6 semaines. On est clairement sur une marque qui souhaite seulement gagner de l’agent.

 

  • As-tu de bons retours de la part des marques/de tes abonnées après un partenariat ?

Il est parfois difficile d’estimer un retour de partenariat. Les marques ne donnent pas nécessairement un retour. Du coup, j’estime un partenariat positif quand une marque revient vers moi pour un second partenariat, quand elle me remercie simplement ou quand elle me fait parvenir un nouveau colis. J’estime que j’ai dû faire des ventes ou de la bonne visibilité. Pour les abonnées, ce sont les retours en commentaire ou en ID quand ils/elles me disent qu’ils ont commandé ou qu’ils souhaitent le faire prochainement. Pour le moment je n’ai eu aucun retour négatif, je croise les doigts (sourire).

 

  • Génères-tu du chiffre pour les entreprises ? Tes abonnées sont-elles en confiance pour acheter les produits dont tu parles ?

Je l’ignore ! Certaines marques n’envoient pas de retour. Mais je pars du principe que si une marque m’envoie un colis surprise, c’est que j’ai généré du chiffre, ou du moins de la production de qualité via les photos réalisées. En revanche, chez d’autres, on le voit car on fonctionne parfois avec un code promo où un certain montant est reversé à l’influenceur. C’est souvent 5 ou 10%, c’est assez avantageux lorsqu’on ne reçoit pas d’argent directement des marques. Nous avons les produits à tester et à faire découvrir, et si en plus nous en parlons bien, des ventes s’effectuent par la suite et cela permet de gagner quelques dizaines d’euros par marque, c’est un moyen de se faire un peu d’argent.

 

  • Trouves-tu que les influenceuses sont un bon « moyen de communication » pour les marques ? Notamment les marques de prêt à porter.

Bien-sûr. Je lisais d’ailleurs dans un article que les influenceurs était un des meilleurs moyens de communication actuellement. Les marques, en général, envoient des produits en échange de photos, qui sont susceptibles de générer des milliers d’impressions sur les canaux de diffusion. Et très souvent, les produits suffisent, il n’y a pas rémunération. C’est le meilleur coût financier pour une marque un influenceur ! Au-delà de cet aspect, il y a le fait qu’un influenceur en général, a une communauté intéressée par les mêmes choses. Donc en plus de ça, la marque cible très bien et sait comment générer du chiffre autour de ce dernier. Les marques voient les influenceurs comme de véritables « outils » de communication.

 

  • Selon toi, à quoi reconnaît-on une « vraie » influenceuse mode ?

À l’influence qu’elle a sur sa communauté ! Si je prends l’exemple de Noholita ou Junesixtyfive, dès qu’elles postent une story ou un post sur un nouveau vêtement qui est « tendance », le produit est très souvent en rupture de stock 5 minutes après avoir mis le lien !!  Pour, moi ce sont des vraies influenceuses mode ! Sinon, celles qui se donnent énormément à trouver de nombreux produits similaires à ceux des grandes marques pour permettre à tous les portes monnaies de leur communauté de pouvoir acheter sans se ruiner ! (Là, je citerais Floriane de L’instantflo qui créée sans cesse des articles pour donner ses alternatives.)

Ensuite, une vraie influenceuse mode, c’est aussi par rapport aux looks qu’elle propose. Il faut qu’elle ose de nouvelles choses, de nouvelles associations, de nouvelles tendances, une fille qui nous inspire de par ses tenues et son audace.

  • Un conseil à donner à celles qui veulent suivre ton « parcours instagramesque » J?

Ne pas courir après les likes et les abonnés ! Ça ne marche pas comme ça. Cela se voit directement, il faut faire cela par passion. Partager réellement ce que l’on aime. Évidemment, avoir du bon matériel ou au moins, s’investir dans la qualité du travail. Quelqu’un qui ne fait pas d’effort sur les photos et n’a pas de FEED harmonieux et cohérent marchera moins que quelqu’un qui fait un effort et utilise les retouches pour arriver à quelque chose de joli. Et évidemment, se démarquer. Copier-coller ne vous fera pas grimper. À contrario, quelque chose qui sort de l’ordinaire a tendance à monter très très rapidement (Je peux vous donner l’exemple de Jodie de Jodielapetitefrenchie qui a utilisé un FEED qui n’était pas utilisé sur Insta, elle est passée de 7k à 24K en 2 mois !

 

Alors, la curly, est-ce que de la team #influenceuses, tu fais partie? 🙂

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